Chaque réussite compte
Fatima

Fatima, 29 ans, mère isolée et étudiante

Certificat de la réussite reçu en : 2017
À : la Halte des parents (13)
Pour : sa licence en enseignement de la langue arabe, sa patience et sa persévérance

Mon parcours

Je viens du sud de l’Algérie, à la frontière du Niger. Je suis arrivée en France en 2014, car je rêvais d’obtenir un diplôme européen, après un bac + 4 en langue et littérature arabe à Alger. En France, je suis tombée enceinte. Le papa de ma fille m’a quittée. Je me suis retrouvée complètement isolée. Ma fille est née en janvier 2015. En septembre, j’entrais à la faculté des langues et sciences humaines d’Aix-Marseille.

J’ai retrouvé confiance en moi. Parce qu’ici on prend soin les uns des autres.

La Halte des parents

À la Cimade, j’ai rencontré une bénévole de La Halte des parents qui m’a invitée à y venir. La première fois, une maman a pris ma petite fille dans ses bras et m’a fait la bise, tout simplement. Je m’y suis sentie tout de suite comme dans ma famille. Je n’ai plus ce sentiment d’isolement. Il y a la confiance, on partage tout, les pleurs, les rires. On s’entraide. J’ai participé à des ateliers cuisine, couture, bien-être… À des ateliers sur l’éducation. Ça m’a été très utile, car je n’avais pas d’expérience.

Le certificat de la réussite

Je l’ai eu en 2017 pour l’obtention de ma licence en enseignement de la langue arabe, ma persévérance et ma patience. J’étais fière et heureuse, car pour moi, ça n’a pas été facile d’être à la fois une maman seule et une étudiante ne maîtrisant pas le français. Je suis de langue arabe et je connais l’anglais.

Aujourd’hui

Je suis en master 2 Langue et société arabe. Je voudrais être professeur d’arabe. Je fréquente toujours La Halte des parents, je suis très attachée à ce lieu. Je continue d’y suivre des cours avec un bénévole pour améliorer mon français. À la Halte des parents, j’ai retrouvé confiance en moi, ma fille y a grandi. Chaque fois que j’ai le moral à zéro, ils me le remontent en pointant ce qu’il y a de positif dans ma vie. Je m’y suis fait plus que des amies, des sœurs. Ici, on prend soin les uns des autres.